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DJIBOUTI (ADI) – 04 Nov 2007- Le Président de la République, M.Ismail Omar Guelleh, a procédé aujourd’hui à l’inauguration de la première école de médecine de Djibouti, en présence d’éminentes personnalités, tant djiboutiennes qu’étrangères, venues représenter des facultés de médecine partenaires, de pays amis, tels que notamment la Tunisie, le Royaume du Maroc et la France.
Outre les membres du gouvernement et de l’Assemblée Nationale, la Première Dame du pays, Mme Kadra Mahamoud Haïd, et de nombreux hauts cadres djiboutiens ont également pris part à cette cérémonie inaugurale.
Plusieurs doyens des facultés de médecine partenaires de l’EMD, représentant notamment la Tunisie, le Maroc et la France, ainsi que de nombreux médecins et autres professionnels de la santé, ont aussi été conviés à prendre part à cet événement.
A noter enfin la présence remarquée du directeur régional de l’OMS, le Docteur Al Jazairy, qui est non seulement le premier soutien dans la réalisation de cette école mais aussi le parrain de cette institution d’enseignement supérieur.
La cérémonie inaugurale a ainsi débuté par une présentation de l’EMD faite le Dr Chakib Saad, doyen de cette école, qui a retracé le rôle positif joué par chacun des acteurs, djiboutiens et partenaires, dans la mise en place de cette école d’enseignement supérieur.
"Si le gouvernement y réfléchissait depuis environ 5 ans, la véritable mise en route de cette école est très récente", a-t-il indiqué.
"Elle résulte de la volonté de son Excellence M. le Président de la République qui a demandé au ministre de la santé d’exécuter une étude de faisabilité", a-t-il ajouté.
Saluant le rôle constant et enthousiaste joué par le ministre de la Santé qui, selon lui, a porté à bras fort ce projet, le Dr Chakib Saad a également rendu un vibrant hommage au directeur régional de l’OMS, Dr Hussein Al Jazairy, l’un des piliers de la création de cette école.
Plusieurs autres invités de marque dont le Dr Gezairy, désigné par les autorités djiboutiennes en tant que parrain de cette école, et le Pr Adbelkarim Zbidi, doyen de la faculté de Médecine de Sousse (Tunisie), se sont également succédées à la tribune pour réitérer la disponibilité et l’engagement de leurs institutions respectives pour contribuer à la mise en place de ce projet.
Cette série d’allocutions a été clôturée par l’intervention du chef de l’Etat, M. Ismail Omar Guelleh, qui a rappelé que "la viabilité et la crédibilité d’un système de santé reposent avant tout sur la qualité et la quantité de ses ressources humaines".
"Plus nous disposons de médecins et de praticiens expérimentés, plus notre offre de soin est à la hauteur des attentes et des besoins de nos populations", a-t-il dit.
C’est cette vérité que la présente école devra réaliser et mettre ainsi un point final aux pénuries des personnels soignants dans le pays, selon le dirigeant djiboutien.
Principale artisan de ce projet, le Président Guelleh a indiqué dans son intervention que la création de cette faculté de Médecine constitue en effet une avancée majeure en matière de santé publique.
Il s’agit là d’un grand pas en avant qui, selon lui, permettra au pays de former sur place ses médecins en partenariat avec des pays africains qui ont acquis dans ce domaine une expérience et un savoir-faire remarquables.
"Cette école de médecine cristallise l’espoir de toute la population de Djibouti. C’est grâce à cette école que nous pourrons compter sur des médecins aguerris aux réalités épidémiologies de notre pays et de la région", a-t-il dit.
Considérant cette école comme un pilier indispensable de la politique de santé dans notre pays, le chef de l’Etat a exhorté toutes les énergies concernées à s’unir et à se mobiliser pour qu’elle nous aide à atteindre notre objectif de santé pour tous.
L’école de médecine de Djibouti qui, pour un début, accueille 36 étudiants qui seront encadrés par 17 professeurs, a été créée et mise en place en vertu de la loi N°173/AN/ 07/5ème L du 22 avril 2007 et du décret N° 146/PR/ MS du 5 juillet 2007 qui jette les bases de cette école supérieure de formation à Djibouti.
Selon le dossier de presse présenté aux médias à l’occasion de la cérémonie inaugurale, le dispositif juridique donnant une base légale à l’EMD est renforcé par un autre décret fixant le cadre général du régime des études et des examens applicables à l’Ecole de Médecine de Djibouti pour l’obtention du diplôme national de Docteur en Médecine.
Deux principales raisons, selon la même source, expliquent la mise en place dans le pays d’une telle structure : la première s’inscrit dans l’objectif de remédier à la pénurie en personnel médical, tant en ce qui concerne les généralistes que les spécialistes.
Et la seconde raison vient de la volonté d’offrir aux étudiants djiboutiens le moyen de suivre des études en médecine dans leur pays, en leur dispensant un enseignement de qualité répondant à un standard international.
La mise en place de l’EMD épargnera de ce fait à l’Etat les efforts qu’il s’impose chaque année pour placer nos étudiants dans les facultés de différents pays du monde.
En règle générale, l’EMD constitue une étape importante, voire cruciale, pour tirer vers le haut tout le système de santé du pays, et répond à l’exigence fondamentale d’harmoniser les protocoles de soins ainsi que les modules de formations dispensées aux quatre coins du monde à nos médecins.
Sachant enfin que les études en vue de l’obtention du diplôme national de Docteur en médecine durant sept années. Elles sont réparties en deux cycles : un premier Cycle des Etudes Médicales (PCEM) durant deux ans et un deuxième Cycle d’Etudes Médicales (DCEM) durant cinq ans.
Quant aux conditions d’accès à l’école de médecine de Djibouti, la première des exigences est que l’admission à cette école est réservée aux bacheliers de la série S (Baccalauréat Scientifique), dont les dossiers sont examinés par un comité de sélection avec un entretien obligatoire pour chaque étudiant
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