Ouverture
de la
conférence
de
réconciliation
intersomalienne
à
Djibouti
La
conférence
de
réconciliation
intersomalienne,
placée
sous
l'égide
des
Nations
unies,
s’est
ouverte
lundi à
Djibouti,
en
présence
de la
délégation
du
gouvernement
fédéral
de
transition
et celle
de
l’Alliance
pour la
re-libération
de la
Somalie,
respectivement
conduites
par MM.
Abdourazak
Abdi
Achkir
et
Abulrahman
Abdulchakour.
Outre
l'envoyé
spécial
de l'ONU
pour la
Somalie,
M.
Ahmedou
Ould
Abdallah,
plusieurs
membres
du
gouvernement
et du
parlement,
les
représentants
du corps
diplomatique
et des
organisations
internationales
accréditées
à
Djibouti,
ainsi
que de
nombreux
observateurs
étrangers
ont pris
part à
la
cérémonie
d’ouverture
de ces
pourparlers.
L'envoyé
spécial
de l'ONU
pour la
Somalie
Ahmedou
Ould
Abdallah
s'est
dit "heureux
que les
dirigeants
somaliens
aient
décidé
de faire
du bien
être de
leur
pays et
de la
sécurité
de leur
concitoyens
leur
priorité".
"Je les
appelle
à penser
à la
terrible
crise
politique,
sécuritaire
et
humanitaire
dans
leur
pays et
à faire
tout
leur
possible
pour la
résoudre",
a-t-il
dit dans
son
intervention.
Quant au
porte-parole
de la
délégation
gouvernementale
qui est
également
ministre
de la
réconciliation
au sein
de
l’actuel
gouvernement
de
transition
somalien,
M.
Abdourazak
Askir
Abdi, il
a
indiqué
que son
camp
était
disposé
à entamé
des
discussions
franches
et
positives
avec
l’opposition
afin
d’épargner
aux
populations
civiles
somaliennes
les
affres
de la
violence.
"Le
gouvernement
de
transition
est
ouvert à
un
dialogue
constructif",
a-t-il
dit,
exprimant
son
souhait
de voir
"la
Somalie
s’engager
sur la
voie de
la
réconciliation
nationale".
Le
représentant
de
l’Alliance
pour la
re-libération
de la
Somalie
a, pour
sa part,
mis
l’accent
sur la
situation
actuelle
du pays
qui,
selon
lui, "ne
semble
préoccuper
personne".
"Nous
sommes
prêts
pour la
réconciliation",
a
affirmé
M.
Abulrahman
Abdulchakour,
avant de
pointer
du doigt
"les
atrocités
délibérément
imposées
aux
populations
civiles
du
pays".
M.
Abdulchakour
a enfin
invité
la
communauté
internationale
à faire
preuve
de
compassion
et de
bienveillance
à
l’égard
du "peuple
somalien
meurtri
et dont
les
droits
les plus
élémentaires
sont
constamment
bafoués".
Se
disant
fermement
opposé
"aux
invasions
extérieures",
le porte-parole
de
l’Alliance
pour la
re-libération
de la
Somalie
a enfin
expliqué
que "la
place de
son
mouvement
demeure
aux
cotés du
peuple
qui,
a-t-il
précisé,
aspire à
la
liberté
et à
l’intégrité
de son
pays".
Souhaitant
la
bienvenue
aux
délégations
des deux
parties,
le
ministre
djiboutien
des
Affaires
musulmanes
a
également
pris la
parole
pour
rappeler
aux deux
parties
que le
"dialogue
demeure
le seul
et
unique
moyen
pour
résoudre
l’imbroglio
somalien".
"La
nation
somalienne
toute
entière
suit
attentivement
votre
conférence,
de
l’extrême
nord à
l’extrême
sud, et
vous
exhorte
à
unifier
vos
rangs et
vos
efforts
pour
reconstruire
l’Etat
somalien
et faire
régner
la paix
et la
stabilité
dans
votre
pays",
a-t-il
dit.
Selon
une
enquête
réalisée
par
l'Organisation
de la
paix et
de la
défense
des
droits
de
l'Homme
en
Somalie,
ce pays
a été en
2007 le
théâtre
d'affrontements
entre
opposition
et
forces
gouvernementales
qui ont
fait
plus de
6.000
morts et
près
9.000
blessés
Le
coordinateur
humanitaire
de l'ONU
en
Somalie,
Graham
Farmer,
a
déclaré
la
semaine
dernière
qu'au
moins
2,5
millions
de
personnes
-
incluant
un
million
de
déplacés
-
avaient
besoin
d'aide,
mais que
la
violence
empêchait
les
humanitaires
de faire
leur
travail.
Rappelons
que la
Somalie
est
ravagée
par une
guerre
civile
quasi
ininterrompue
depuis
1991 et
qu’une
dizaine
de
tentatives
de
ramener
la paix
dans le
pays ont
échoué.
-
Le chef
de
l’Etat
écrit à
son
homologue
chinois,
M. Hu
Jintao
A la
suite du
violent
séisme
qui a
fait des
milliers
de morts
en Chine
lundi,
le chef
de
l’Etat
djiboutien,
M.
Ismaïl
Omar
Guelleh,
a
adressé
hier un
message
de
condoléances
à son
homologue
chinois
Hu
Jintao.
.
Dans son
message,
le chef
de
l’Etat
djiboutien
a
exprimé
sa
tristesse
au
président
Hu
Jintao
au
moment
où le
peuple
de Chine
est
frappé
au cœur
par
cette
catastrophe.
Il a
fait
part à
son
homologue
chinois
de sa
solidarité
et de
celle du
peuple
djiboutien
avec le
peuple
et le
gouvernement
chinois.
Le bilan
(8600
morts)
déjà
effrayant
du
violent
séisme
qui a
frappé
lundi la
province
du
Sichuan,
dans le
sud-ouest
de la
Chine,
n'est
que
provisoire
et
laisse
présager
du pire.
Dans le
seul
district
de
Beichuan,
au
Sichuan,
à
environ
90
kilomètres
au
nord-est
de
l'épicentre
du
séisme,
Wenchuan,
le
gouvernement
local,
cité par
Chine
Nouvelle
dénombre
déjà
entre
3.000 et
5.000
morts,
jusqu'à
10.000
blessés
et 80%
des
immeubles
détruits.
Et la
zone la
plus
touchée
était
toujours
inaccessible
lundi
soir,
selon
Chine
nouvelle,
citant
les
autorités
locales
qui
craignent
que le
bilan
des
morts ne
s'alourdisse
encore.