C'est un chapitre majeur de
l'histoire contemporaine de
Djibouti qui s'est refermé
dans la nuit du 26 au 27
juin 1977: l'accession de
Djibouti à l'indépendance a
mis fin à un peu prés de
cents ans de présence
française sur cette terre
des hommes braves.
L'ancienne Côte des Somalis,
devenue territoire
d'outre-mer, rebaptisée
Territoire français des
Afars et des Issas en 1967,
constituait le dernier
confetti de l'Empire
français d'Afrique.
Il y a 32 ans de cela que
prenait fin ce combat que
les Djiboutiens ont
déclenché en défiant la
puissance coloniale,
choisissant le sacrifice
ultime, pour que Djibouti
soit indépendant. A travers
son combat, le peuple
Djiboutien a démontré qu'il
était prêt à tous les
sacrifices pour sa liberté
et sa souveraineté.
Souhaitée par la population
et acquise dans son principe
dès la fin de l'année 1975,
dans ses vœux de nouvel an,
le président Valéry Giscard
d'Estaing avait reconnu que
Djibouti « avait vocation à
devenir un État » ,
l'accession à l'indépendance
avait été confirmée par un
référendum
d'autodétermination organisé
le 8 mai 1977. Couplé à des
élections législatives
marquées par le triomphe de
la liste unique emmenée par
feu Hassan Gouled Aptidon,
leader de la Ligue populaire
africaine pour
l'indépendance (LPAI), le
scrutin avait pris des
allures de plébiscite: un
taux de participation de
77,7 %, et 98 % des
suffrages exprimés en faveur
du « oui ».
Depuis les djiboutiens
fêtent cette date spéciale
du calendrier grégorien, la
commémoration de ce jour de
l’indépendance et saluent
pieusement la mémoire de
tous les martyrs (que Dieu
ait leur âme en sa Sainte
miséricorde), qui sont
tombés sur le champs
d'honneur pour leur
dévouement et leur esprit de
sacrifice qui demeurera à
jamais le levain de notre
liberté. Mais également ils
célèbrent la pose des jalons
de l'État moderne dont tout
djiboutien consolide au
quotidien les fondements
sociaux économiques.
Ce qui reste immuable et qui
ne réduit pas le souvenir de
ses héros à de simples noms
de rues, c'est que les
djiboutiens sont restés
fidèles à l'esprit qui a
conduit à l'indépendance du
27 juin 1977, et qu’ils
demeurent attachés aux
valeurs de patriotisme, en
veillant à inculquer à leurs
enfants l'amour de la patrie,
un sentiment assimilé par la
religion à un acte de foi.
Œuvre des artisans de
l’indépendance, cette épopée
historique a été également
une école de nationalisme
djiboutienne, au service de
la défense de l'unité
nationale.
32 ans durant,
l’indépendance s'est
poursuivie sans relâche,
grâce aux apports et de tous
les djiboutiens qui, par
leur labeur quotidien,
chacun dans sa famille, son
école, sa profession ou son
association, ont prêté leur
concours à l'édification
d'un État moderne et unifié.
Le progrès des nations ne se
mesure pas à la une des
événements conjoncturels
éphémères, mais au vu
d'étapes historiques
successives où chaque
génération lègue à la
génération suivante ce
qu'elle a de mieux.
En ce même lieu et en ce
même jour, chaque année, le
peuple djiboutien n’ont
qu’un seul objectif pour
leur pays qui est l'objet de
la fierté de tous les
djiboutiens et qui traduit
leur nationalisme en
citoyenneté, pour édifier un
État démocratique efficient
prémuni contre toute sorte
d'anathème ethnique,
culturel ou religieux et
d'exclusion politique. Et
ils œuvrent ensemble avec
leur gouvernement à bâtir
une économie libérale
génératrice de richesse et
d'emplois, de construire une
société solidaire, et de
favoriser une renaissance
culturelle, en phase avec le
temps, respectueux de
l'identité djiboutienne

