Le
ministère
de la
Santé
organise
un
atelier
sur le
rôle de
l'hygiène
et la
qualité
de
l'offre
urbaine
d'aliments
de rue
La
direction
de
l’épidémiologie
et de
l’information
sanitaire
du
ministère
de la
Santé a
organisé
lundi,
au
profit
des
bouchers
et des
gérants
des
restaurants
de rue,
un
atelier
de
formation
consacré
à la
promotion
de la
sécurité
et de
l'hygiène
alimentaire.
La tenue
de cet
atelier,
qui
intervient
dans le
cadre de
l’application
du
décret
présidentiel
en
matière
de
sécurité
sanitaire
dans les
gargotes
et
autres
points
de vente
des
aliments
de rue,
a permis
aux
participants
d’aborder
un
certain
nombre
points
portant,
entre
autres,
sur les
règles
d’hygiène
alimentaire,
le
constat
de la
situation
sur le
terrain,
le
contrôle
de
l’hygiène,
l’analyse
des
risques
et le
code
d’hygiène
alimentaire.
A
Djibouti,
l’alimentation
de rue a
connu
une
forte
expansion
ces
dernières
années
suite à
la forte
urbanisation
et à la
baisse
du
pouvoir
d'achat
qui
oblige
les gens
à revenu
faible
de se
contenter
des
aliments
prêts à
être
consommés.
En effet,
l'alimentation
de rue,
définie
par la
FAO
comme
"les
aliments
et les
boissons
prêts à
être
consommés,
préparés
ou
vendus
par des
vendeurs
et des
marchands
ambulants
spécialement
dans les
rues et
dans les
lieux
publics
analogues",
peut
présenter
des
risques
pour la
santé
des
consommateurs.
C’est
dans cet
esprit
que le
ministère
de la
Santé a
estimé
qu’il
était
urgent
de
réagir
face à
l’ampleur
du
phénomène
de
l’alimentation
de rue
et les
risques
liés à
ce mode
d’alimentation.
Pour
l’un des
principaux
animateurs
de cet
atelier,
"il est
primordiale
de
renforcer
le
contrôle
de la
salubrité
et de la
qualité
des
produits
car
l'alimentation
de rue
constitue
de nos
jours un
nouveau
mode en
pleine
expansion
à
Djibouti-villle".
"Les
aspects
socio-économiques
qui
caractérisent
l’ampleur
du
phénomène
sont,
selon
lui,
l’accroissement
de la
demande
par les
consommateurs,
la
diversification
des
produits
au goût
populaire,
leur
disponibilité
et leur
faible
coût"
"Beaucoup
d'études
faites à
ce jour
ont
confirmé
les
risques
de
contamination
microbienne
et
chimique.
Ces cas
de
contaminations
sont
imputables
aux
mauvaises
pratiques
hygiéniques
depuis
la
préparation
jusqu'à
la
consommation
des
aliments",
a-t-il
ajouté.
Rappelons
que le
Dr Saleh
Banoïta
Tourab,
secrétaire
général
du
ministère
de la
santé,
le
directeur
de
l’épidémiologie
et de
l’information
sanitaire,
Dr Ammar
Abdo
Ahmed,
et le
représentant
de
l’Unicef
à
Djibouti,
M. Aloys
Kamuragiye,
ont pris
part à
l’ouverture
de cet
atelier
axé sur
la
promotion
sanitaire
et
hygiénique
des
aliments.