L’UGTD
condamne
le "comportement"
de la
direction
de
Shell-Djibouti
Dans un
communiqué
de
presse
rendu
public
mercredi,
l’Union
générale
des
travailleurs
djiboutiens
(UGTD) a
condamné
fermement
le "comportement"
de la
direction
de
Shell-Djibouti
qui
"refuse
aux
employées
leurs
droits
les plus
élémentaires".
En effet,
la
société
Shell,
qui
aurait
largement
indemnisé
ses
employés
soudanais,
a signé
le 10
juillet
dernier
un
accord
de vente
et
d'achat
avec
Libya
Oil
Holdings
Limited.
Ce qui a
notamment
provoqué
la
colère
du
personnel
de
Shell-Djibouti
qui,
depuis
deux
jours,
sont en
grève.
Le
syndicat
des
travailleurs
djiboutiens
a appelé,
à cet
effet,
la
direction
de Shell
à "se
conformer
aux
conventions
internationales
du
Bureau
international
du
Travail
(BIT) et
ce, en
s’engageant
dans la
voie de
la
négociation
avec le
personnel".
L’UGTD a
également
mis en
garde la
société
Shell-Djibouti
contre
"une
éventuelle
rupture
de la
chaine
d’approvisionnement
du pays
en
produits
pétroliers".
Le
syndicat
a enfin
exhorté
la
direction
de Shell
à
"prendre
ses
responsabilités
afin
d’éviter
une
perturbation
sociale
dans le
pays".
L’UGTD a
rappelé,
dans ce
même
communiqué,
que "la
société
Shell
avait
licencié
en juin
2006 ses
employés
en leur
accordant
collectivement
les
indemnités
légales
et un
accompagnement
social
"packages"
portant
sur deux
ans de
salaires".
"A cette
époque,
la
direction
de
Shell-Djibouti
avait
promis
aux
personnels
restants
des
traitements
similaires
si la
société
venait à
se
désinvestir
du
marché
djiboutien",
ajoute
le
communiqué.
Ce qui,
malheureusement,
n’a pas
été le
cas
parce
que le
directeur
général
de
Shell-Djibouti
aurait
déclaré
aux
délégués
du
personnel,
au cours
d’une
réunion
organisée
le 10
juillet
2008,
qu’
"aucune
indemnité
ne sera
versé
aux
employés".
Il est
écrit
dans le
communiqué
de
l’UGTD
que la
direction
générale
de
Shell-Djibouti
a
également
insisté
sur le
fait que
"la
décision
de la
société
était
irrévocable
et
qu’aucun
changement
des
termes
des
volets
de
l’accord
conclu
entre
Shell et
Oilibya
n’était
possible".
"Les
gens
peuvent
ne pas
être
d’accord
mais il
n’y a
pas de
possibilités
d’un
amendement
de
l’offre
de Shell
ni de
renégociation
de
l’accord
passé
entre
Shell et
la
compagnie
pétrolière
libyenne",
aurait-il
précisé.
La
direction
de
Shell-Djibouti
a, dans
un
communiqué
publié
dans les
colonnes
du
journal
"La
nation",
confirmé
que "la
conclusion
de cette
vente
d'actions
n'induira
aucune
modification
des
termes
et
conditions
d'emploi
du
personnel,
lequel
demeure
employé
par la
Société
quand
bien
même la
propriété
des
actions
passe de
Shell à
Oilibya".
Selon le
communiqué
de
Shell,
"cet
accord
de vente
que
Shell
espère
conclure
avec
Oilibya
dans le
courant
de
l'année
2008
s'inscrit
dans le
cadre de
sa
stratégie
globale
visant à
assurer
plus
d'investissement
et de
rentabilité".
Oilibya
est
présente
dans 16
pays
africains
et opère
dans la
distribution
des
carburants
et
lubrifiants
dans les
segments,
Réseau,
Consommateurs
directs,
Aviation
et
Marine.