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Une délégation djiboutienne à Port-Louis, à Maurice  
 

DJIBOUTI (ADI) – 14 Août 2007-  Une délégation djiboutienne composée de plusieurs membres dont notamment  le président de la Chambre de Commerce, Saïd Omar Moussa, l’ambassadeur itinérant Ahmed Araïta et  le directeur commercial du Port, Aboubaker Omar Hadi, se trouve depuis samedi dernier à Port-Louis, à Maurice, pour une mission de plusieurs jours dans  ce pays de l’Océan indien.

Un journaliste de l’hebdomadaire français l’Express, présent à Maurice, a consacré un article à cette mission djboutienne et à ses objectifs.  Nous invitons nos lecteurs à prendre connaissance de cet article intéressant paru sous le titre « Djibouti recherche des investissements » dans le dernier numéro de l’Express.

L’exportation du savoir-faire mauricien vers Djibouti est en voie de se concrétiser. Une délégation secteur privé – secteur public de ce pays est en mission à Maurice. L’hôtellerie, le tourisme, la zone franche, le port, et le seafood sont, entre autres, les principaux secteurs de partenariat et d’investissement proposés aux hommes d’affaires mauriciens par leurs homologues djiboutiens.

La délégation, composée d’une dizaine de personnes de la Chambre de commerce, du port et du port-franc, de l’Office du tourisme, de l’hôtel Djibouti Palace Kempinski et de la zone franche, est arrivée pendant le week-end. Elle passera une semaine à Maurice.

“Nous voulons profiter des potentialités des uns et des autres et mettre le maximum d’informations à la disposition des hommes d’affaires mauriciens afin que des partenariats puissent se concrétiser”, déclare Ahmed Araita Ali, ambassadeur plénipotentiaire, extraordinaire et itinérant de Djibouti. “Nos deux pays sont complémentaires à plus d’un titre. Nous allons échanger nos expériences au niveau des institutions publiques et des organisations du privé.”

Said Omar Moussa, président de la Chambre de Commerce de Djibouti, souhaite que des hommes d’affaires mauriciens investissent dans le secteur textile à Djibouti.

Selon lui, cela va accroître les exportations mauriciennes vers l’Europe et les Etats-Unis. Car Djibouti appartenant à la catégorie des pays les moins avancés (PMA), ce pays, sous les dispositions de l’Africa Growth and Opportunity Act, peut exporter “quota free” et “duty free” des produits textiles sur le marché américain.

“Un partenariat avec Djibouti ouvrira l’accès à de nouveaux marchés pour les produits textiles mauriciens, notamment vers d’autres pays d’Afrique de l’Est et des pays du Golfe. Notre appartenance au COMESA Business Council représente de nombreuses autres opportunités”, affirme Said Omar Moussa.

Un autre secteur où l’expérience, le savoir-faire et les compétences mauriciens sont sollicités est l’hôtellerie. Ce secteur en est à ses premiers balbutiements à Djibouti, où la chaîne hôtelière internationale Kempinski s’est implantée depuis peu.

Des investissements de cette chaîne sont en cours pour porter le nombre de chambres de l’hôtel Djibouti Palace Kempinski à 400, contre 177 actuellement. Le pays a accueilli 40 000 touristes en 2006, soit une croissance de 96% au cours des cinq dernières années.

Mohamed Abdillahi Waiss, directeur général de l’Office national du Tourisme de Djibouti ajoute : “Nous avons trois atouts, la position géo-stratégique, soit à mi-distance entre l’Europe pourvoyeur de touristes et les îles de l’Océan indien qui les reçoit, ensuite le paysage naturel et l’arrière-pays. Les touristes sont à a recherche d’un apport culturel. Cela est complémentaire aux produits mauriciens. Il serait souhaitable que les tour opérateurs de Djibouti et de Maurice offrent un produit touristique combiné.”

Transbordement

Aboubaker Omar Hadi, directeur commercial du Port of Djibouti, souligne que le nombre de conteneurs manutentionnés par ce port devrait connaître une croissance de 27% cette année, soit 280 000 conteneurs contre 226 000 l’année dernière.

Cette croissance est attribuée aux activités accrues du trafic de transbordement dans le port de Djibouti, notamment des marchandises en provenance d’Europe ou d’Asie, et à destinations des pays d’Afrique australe et orientale et aussi de cette partie de l’océan Indien.

300 millions de dollars sont actuellement investis dans la construction d’un nouveau terminal à conteneurs. Une deuxième phase d’extension de ce terminal est prévue immédiatement après afin de doubler, d’ici cinq ans, la capacité de manutention. Celle-ci passera alors à trois millions, contre 1,5 million à la fin de l’année prochaine.

Anand Cyparsade, ancien cadre au Board of Investment et aujourd’hui General Manager de la Djibouti Free Zone, fait aussi partie de la délégation. “Djibouti est en train d’émerger comme un hub économique.

D’importantes sociétés de la région du Golfe s’y sont déjà implantées. Au cours des cinq dernières années, des compagnies de Dubai ont investi Rs 40 milliards à Djibouti et ce dans plusieurs secteurs : port, port franc, immobilier. Elles y ont apporté le financement et l’expertise”, affirme-t-il


 
Somalie: l'ONU pas encore prête à remplacer la force de paix africaine  
 

DJIBOUTI (ADI) – 14 Août 2007-  Le Conseil de sécurité de l'ONU va réaffirmer son soutien à l'Amisom, la force de l'Union africaine (UA) en Somalie, mais attendra des circonstances plus favorables pour y substituer éventuellement une force de l'ONU, ont indiqué lundi des diplomates.

La Grande-Bretagne déposera cette semaine un projet de résolution approuvant le renouvellement pour six mois du mandat de l'Amisom décidé le 18 juillet par le Conseil de paix et de sécurité de l'UA, ont-ils précisé à l'issue de consultations sur la Somalie, pays de la Corne de l'Afrique ravagé par seize ans de guerre civile.

L'Amisom est déployée depuis mars 2007 à Mogadiscio, la capitale, mais est en sous-effectif et sous-financée.

Sur un effectif autorisé de 8.000 hommes, cette force ne compte aujourd'hui que 1.700 hommes, en provenance d'Ouganda, a indiqué à la presse François Fall, représentant spécial de l'ONU en Somalie. Elle attend prochainement 1.500 hommes du Burundi et devrait recevoir aussi des contributions -non chiffrées- du Nigeria et du Ghana, a-t-il ajouté.

L'UA souhaite que l'ONU prenne le relais de l'Amisom à la fin de son mandat, fin 2007. Mais selon un diplomate occidental, la hiérarchie de l'ONU est réticente à cette idée, tant que la paix ne règne pas dans le pays.

L'ONU est déjà intervenue en Somalie, au début des années 90, et en garde un douloureux souvenir: l'opération s'était soldée par un fiasco avec la mort de 151 Casques bleus.

"Nous ne sommes pas encore prêts à prendre le relais" de l'Amisom, a déclaré le représentant adjoint de la Chine à l'ONU, Liu Zhenmin. Selon lui, le Conseil de sécurité pourrait demander au secrétaire général, Ban Ki-moon, de lui proposer un plan de soutien à l'Amisom, "quelque chose d'intermédiaire entre le déploiement d'une force de l'ONU et ne rien faire".

"L'objectif serait d'adopter une résolution permettant aux Nations unies d'être beaucoup plus présentes en Somalie", a confirmé l'ambassadeur du Congo Pascal Gayama, qui préside le Conseil en août.

"En Somalie, nous devons passer de l'unilatéralisme à un soutien multilatéral de manière beaucoup plus vigoureuse et cohérente", a-t-il ajouté, estimant que "la communauté internationale ne doit pas donner l'impression qu'elle se désintéresse de la Somalie".

L'ambassadeur de France, Jean-Maurice Ripert, a indiqué à l'AFP qu'en séance, la France avait fait valoir que "la question d'une implication de l'ONU en Somalie devait rester ouverte".

M. Ripert a également souligné la gravité de la situation humanitaire en Somalie. Le 27 juillet à Addis Abeba, le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, s'était dit favorable à une intervention de l'ONU en Somalie, la jugeant "plus facile" qu'au Darfour.

"L'urgence est grande (...) En Somalie, on pourrait intervenir et rétablir un peu la situation", avait-il déclaré.

Mogadiscio est le théâtre d'attaques meurtrières depuis la débâcle, il y a sept mois, des islamistes, qui ont perdu les régions qu'ils contrôlaient depuis la mi-2006. Les combats ont fait fuir près d'un tiers des habitants de la capitale depuis le début de l'année et quelque 400.000 Somaliens seraient également déplacés à l'intérieur du pays, estime l'ONU.

Mercredi, plusieurs attaques ont fait au moins quatre morts et plusieurs blessés, à la veille de la reprise prévue de la conférence de réconciliation nationale, destinée à tenter de ramener la paix en Somalie.

 

 

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