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Le Chef de l’Etat inaugure un complexe sportif à Ali-Sabieh  
 

DJIBOUTI (ADI) – 20 Juin 2007-  Le Président de la République, M.Ismail Omar Guelleh, a inauguré aujourd’hui un vaste complexe sportif à Ali-Sabieh, en présence de plusieurs membres du gouvernement dont le ministre de la Jeunesse et des Sports, M.Hassan Farah Miguil.  

Le troisième grand projet réalisé en province au cours des trois dernières années, le centre d’entraînement sportif d’Ali-Sabieh comprend une piste d’athlétisme digne des plus grands stades du monde, d’un terrain de basket, d’un terrain de handball, de salles de  musculation, et de combats (judo, karaté etc) et d’une unité administrative adaptée à tous les sports.      

"Ce centre d’entraînement de haut niveau qui a coûté à l’Etat un demi milliard de francs est destiné à la jeunesse de l’ensemble du pays et, pourquoi pas, aux jeunes sportifs  de la région, qui pourront s’y entraîner nuit et jour pour améliorer leurs records personnels", a d’emblée souligné le chef de l’Etat qui a appelé la jeunesse à profiter de cet outil pour aller de l’avant, pour se surpasser.  

"Le sport, a-t-il dit, est comme toutes les autres disciplines : il requiert de la persévérance, de la discipline, du travail".  

"Désormais, il n’est plus question d’aller en stage à Fontainebleau ou ailleurs ; vous avez tout ce qu’il faut pour améliorer vos performances et pour aller de l’avant", a dit le chef de l’Etat en s’adressant aux sportifs djiboutiens.  

Le chef du district d’Ali-Sabieh, Ibrahim Soubaneh a pour sa part promis au chef de l’Etat que ce centre moderne, doté d’équipements de la dernière génération, sera une pépinière de champions.   

Après le centre omnisports de Tadjourah et celui de Dikhil, le palais des Sports d’Ali-Sabieh est le troisième centre sportif de haut niveau réalisé en province.  

Il est censé pallier le manque d’infrastructures qui a constitué notre talon d’Achille en matière de sport même si le pays peut s’enorgueillir d’avoir produit quelques champions de haut niveau.  

Et c’est d’ailleurs  sur ces terres rouges du pays Assajog qu’Ahmed Salah et ses amis ont effectué leurs premières foulées avant d’aller clouer au pilori les représentants de certaines nations qui ont  toujours régné sans partage sur le marathon.  

Après le gazon synthétique des deux principaux stades du pays, l’inauguration de ce grand centre d’entraînements à Ali-Sabieh constitue, selon le ministre de la Jeunesse et des Sports, une preuve supplémentaire de la ferme détermination du chef de l’Etat à instaurer un véritable renouveau sportif.  

Cette politique sportive du chef de l’Etat dont le ministre est le bras agissant vise à réconcilier la jeunesse djiboutienne avec les médailles olympiques.
 


 
Election de la République de Djibouti à la vice-présidence du Conseil des droits de l’homme  
 

DJIBOUTI (ADI) – 20 Juin 2007-  La République de Djibouti a été élue hier, sur proposition du Groupe Africain, à la vice-présidence du Conseil des droits de l'homme de l'Organisation des Nations Unies (ONU).

La désignation de Djibouti à ce poste, représentée par M. Siad Doualé Warsama, intervient dans le cadre de la célébration du second anniversaire de l’existence du Conseil des droits de l’homme.

Le Conseil des droits de l’homme a pour mission "de promouvoir le respect universel et la Défense de tous les Droits de l’Homme et de toutes les libertés fondamentales, pour tous, sans aucune sorte de distinction et en toute justice et équité".

L’appartenance au Conseil de sécurité passe par un scrutin direct et individuel devant acquérir la majorité (96 voix) de l’Assemblée Générale des pays membres des Nations Unies. 

La vérification du respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales auprès des pays voulant appartenir au Conseil intervient préalablement à l’entérinement de toute candidature. 

Rappelons que le Conseil des droits de l'homme de l'ONU est depuis 2006 l'organe intergouvernemental principal des Nations Unies sur toutes les questions relatives aux Droits de l'homme

Le secrétariat du Conseil est assuré par le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme et le président du Conseil est le mexicain Luis Alfonso de Alba. Son siège est à Genève, en Suisse.
 

Communiqué du procureur général de Djibouti, M. Djama Souleiman Ali  
 

DJIBOUTI (ADI) – 20 Juin 2007-  Le procureur général de Djibouti a rendu public ce mercredi, 24 heures après la confirmation de l'origine criminelle de la mort du juge Borrel par le procureur du parquet de Paris, un communiqué dans lequel il estime que la justice française n’est plus "indépendante".

Dans ce même document, M.Djama Souleiman Ali met en garde contre la tentation facile qui consiste à avaliser, selon lui, une piste criminelle hasardeuse.  

Lire, ci-après, l’intégralité du communiqué du procureur général de Djibouti :  

"Le procureur général de Djibouti regrette l’attitude du procureur du parquet de  République de Paris qui, après la juge d’instruction, a décidé lui aussi de cautionner officiellement les positions des parties civiles, Mme Borrel et les syndicats de magistrats. 

Nous remarquons, depuis longtemps, que dans l’affaire Borrel, tous les syndicats de magistrats se sont constitués partie civile; nous n’attendons plus rien de ces juges et procureurs qui interviennent dans ce dossier et qui sont eux-mêmes membres des syndicats; cette justice n’est plus indépendante. 

Nous rappelons seulement que c’est la justice française qui a établi la thèse du suicide à travers notamment des expertises de Mme Dominique Lecomte, directrice de l’institut médico-légal de Paris et par les éléments matériels mis en évidence par l’enquête détaillée de la brigade criminelle de Paris. 

Or la légende de la piste criminelle ne repose que, d’une part, sur les témoignages providentiels de deux réfugiés djiboutiens installés à Bruxelles que le bon sens élémentaire condamne et, d’autre part, sur des expertises contredites par d’autres expertises. 

En tout état de cause, aucun élément du dossier ne met en cause les autorités djiboutiennes malgré une campagne médiatique calomnieuses qui perdure depuis 12 ans et qui n’a pas l’air de déranger les autorités françaises. 

Nous mettons en garde contre la tentation facile qui consiste à avaliser une piste criminelle hasardeuse et qui est destinée à accabler les autorités djiboutiennes parce qu’elles ne peuvent pas se défendre à armes égales avec les parties civiles. 

Nous prenons acte de la volonté affichée par le Président Sarkozy pour que toute la lumière soit faite sur cette affaire. 

Nous demandons, encore une fois, que tous les documents relatifs à la mort de Bernard Borrel soient déclassifiés et notamment ceux relatifs à l’été 1995. 

Pour la manifestation de la vérité, nous attirons l’attention des autorités françaises sur la nécessité de rechercher le rapport entre la mort de Bernard Borrel et la soixantaine de diplomates, militaires et coopérants français "priés" par l’Etat français d’écourter leur séjour à Djibouti après la mort du juge Borrel. 

L’information judiciaire en cours à Djibouti pour viols sur mineurs par personnes ayant autorités illustre à merveille que la vérité suppose souvent qu’on aille au-delà de ce qui est visible pour découvrir ce qui n’est pas un hasard mais un déterminisme".
 

 

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