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DJIBOUTI
(ADI)
– 20
Juin
2007- Le
procureur
général
de
Djibouti
a
rendu
public
ce
mercredi,
24
heures
après
la
confirmation
de
l'origine
criminelle
de
la
mort
du
juge
Borrel
par
le
procureur
du
parquet
de
Paris,
un
communiqué
dans
lequel
il
estime
que
la
justice
française
n’est
plus
"indépendante".
Dans
ce
même
document,
M.Djama
Souleiman
Ali
met
en
garde
contre
la
tentation
facile
qui
consiste
à
avaliser,
selon
lui,
une
piste
criminelle
hasardeuse.
Lire,
ci-après,
l’intégralité
du
communiqué
du
procureur
général
de
Djibouti :
"Le
procureur
général
de
Djibouti
regrette
l’attitude
du
procureur
du
parquet
de République
de
Paris
qui,
après
la
juge
d’instruction,
a
décidé
lui
aussi
de
cautionner
officiellement
les
positions
des
parties
civiles,
Mme
Borrel
et
les
syndicats
de
magistrats.
Nous
remarquons,
depuis
longtemps,
que
dans
l’affaire
Borrel,
tous
les
syndicats
de
magistrats
se
sont
constitués
partie
civile;
nous
n’attendons
plus
rien
de
ces
juges
et
procureurs
qui
interviennent
dans
ce
dossier
et
qui
sont
eux-mêmes
membres
des
syndicats;
cette
justice
n’est
plus
indépendante.
Nous
rappelons
seulement
que
c’est
la
justice
française
qui
a
établi
la
thèse
du
suicide
à
travers
notamment
des
expertises
de
Mme
Dominique
Lecomte,
directrice
de
l’institut
médico-légal
de
Paris
et
par
les
éléments
matériels
mis
en
évidence
par
l’enquête
détaillée
de
la
brigade
criminelle
de
Paris.
Or
la
légende
de
la
piste
criminelle
ne
repose
que,
d’une
part,
sur
les
témoignages
providentiels
de
deux
réfugiés
djiboutiens
installés
à
Bruxelles
que
le
bon
sens
élémentaire
condamne
et,
d’autre
part,
sur
des
expertises
contredites
par
d’autres
expertises.
En
tout
état
de
cause,
aucun
élément
du
dossier
ne
met
en
cause
les
autorités
djiboutiennes
malgré
une
campagne
médiatique
calomnieuses
qui
perdure
depuis
12
ans
et
qui
n’a
pas
l’air
de
déranger
les
autorités
françaises.
Nous
mettons
en
garde
contre
la
tentation
facile
qui
consiste
à
avaliser
une
piste
criminelle
hasardeuse
et
qui
est
destinée
à
accabler
les
autorités
djiboutiennes
parce
qu’elles
ne
peuvent
pas
se
défendre
à
armes
égales
avec
les
parties
civiles.
Nous
prenons
acte
de
la
volonté
affichée
par
le
Président
Sarkozy
pour
que
toute
la
lumière
soit
faite
sur
cette
affaire.
Nous
demandons,
encore
une
fois,
que
tous
les
documents
relatifs
à la
mort
de
Bernard
Borrel
soient
déclassifiés
et
notamment
ceux
relatifs
à
l’été
1995.
Pour
la
manifestation
de
la
vérité,
nous
attirons
l’attention
des
autorités
françaises
sur
la
nécessité
de
rechercher
le
rapport
entre
la
mort
de
Bernard
Borrel
et
la
soixantaine
de
diplomates,
militaires
et
coopérants
français
"priés"
par
l’Etat
français
d’écourter
leur
séjour
à
Djibouti
après
la
mort
du
juge
Borrel.
L’information
judiciaire
en
cours
à
Djibouti
pour
viols
sur
mineurs
par
personnes
ayant
autorités
illustre
à
merveille
que
la
vérité
suppose
souvent
qu’on
aille
au-delà
de
ce
qui
est
visible
pour
découvrir
ce
qui
n’est
pas
un
hasard
mais
un
déterminisme".
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