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DJIBOUTI (ADI) – 02 Juillet 2007- Le Chef de l’Etat djiboutien, M.Ismail Omar Guelleh, a poursuivi lundi à Accra, à l’instar de ses pairs africains, les travaux du 9ème sommet de l’Union Africaine.
Les chefs d’Etat et de gouvernement des 53 pays membres de l’UA ont entamé, à huit clos cette deuxième journée consacrée sur le grand débat sur le gouvernement de l’Union et la constitution des Etats-Unis d’Afrique.
Selon des sources proches du sommet, le colonel Mouammar Kadhafi interviendra lors la session à huis clos devant les dirigeants africains qu'il informera des messages des masses populaires africaines qu'il a rencontrées au cours de sa tournée à travers l'Afrique, de Tripoli à Accra en passant par Bamako, Conakry, Freetown et Abidjan, réclamant la création d'un gouvernement fédéral africain et la réalisation du développement et du progrès au profit des populations africaines.
Le leader Mouammar Kadhafi a, rappelle-t-on, affirmé dans ses rencontres avec les acteurs populaires africains qu'il a rencontrés au cours de sa tournée qui l'a conduite successivement au Mali, en Guinée, en Sierra Leone, en Côte d'Ivoire avant d'arriver au Ghana, que les masses africaines ont donné leur avis réclamant l'unité et que les dirigeants africains doivent écouter leurs voix et lancer le projet unioniste.
Selon lui, seul un tel projet est susceptible de rassembler les ressources, potentialités et richesse africaines et leur gestion par un instrument unifié pour réaliser le développement et sortir le continent de l'arriération, de la pauvreté et des maladies et lui permettre d'occuper la place qui lui revient sur la carte du nouveau monde commandé par les exigences de la mondialisation et où il n'y a pas de place pour les micro-Etats.
Les observateurs estiment que le grand débat sur la création d'un gouvernement fédéral sera très animé.
Les divergences sont en effet importantes entre, d'une part, les partisans de ce projet -environ 20 pays- qui estiment que l'Afrique a perdu beaucoup de temps dans la recherche de soi, l'ancrage de son identité et l'unification de ses potentialités dans un nouveau monde commandé par les exigences de la mondialisation et, d'autre part, ceux qui croient encore à la politique des étapes et au règlement des dossiers chauds et en suspens avant le lancement du projet unioniste africain malgré les 44 ans passées après la naissance de l'Organisation de l'unité africaine (OUA).
Le nombre de ces pays, Afrique du sud en tête, tourne autour de 10, sans compter les pays encore indécis, qui arrêteront leurs positions selon l'évolution du débat.
Une source bien informée a indiqué à la PANA que les pays soutenant la création d'un gouvernement fédéral pourraient convoquer un sommet dans un délai de trois mois pour annoncer la naissance du gouvernement fédéral, en attendant que les autres pays les rejoignent quand ils le voudront.
Dans son discours d’ouverture, le président de la Commission de l’UA, Alpha Oumar Konaré, a énoncé les arguments en faveur du renforcement de l’intégration du continent et tenté de convaincre les plus réticents.
"Aujourd’hui nous avons besoin d’une décision politique forte parce que l’intégration est une action politique forte", a-t-il dit. "Un leadership africain fort devrait se saisir de toutes les questions (que l’Afrique doit résoudre) pour permettre l’accélération du processus d’intégration", a-t-il ajouté, évoquant la possibilité que "deux, trois ou cinq pays puissent décider de se fédérer pour accélérer l’intégration".
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