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Le Chef de l’Etat préside la 16ème séance du conseil des ministres  
 

DJIBOUTI (ADI) – 10 Juillet 2007-  Le Président de la République et Chef du Gouvernement, M. Ismaïl Omar Guelleh, a présidé ce mardi la 16ème séance du conseil des ministres au cours de laquelle ont été examinés et approuvés les textes suivants : 

MINISTERE DE L’EMPLOI ET DE LA SOLIDARITE NATIONALE 

1) Projet de Loi portant création de l’agence nationale de l’emploi, de la formation et de l’insertion professionnelle.

Le projet de Loi a pour objet la création de l’Agence Nationale de l’Emploi, de la Formation et de l’Insertion Professionnelle qui est un établissement public à caractère administratif  doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière. 

Le projet de Loi définit l’organisation et le fonctionnement ainsi que les missions et les prérogatives de l’Agence qui est chargée de mettre en œuvre les politiques nationales et les programmes arrêtés par le gouvernement en matière d’emploi et de formation professionnelle sur l’ensemble du territoire national à travers son réseau de bureaux communaux et régionaux conformément à la politique de décentralisation engagée par le gouvernement. 

Le projet de Loi précise aussi les missions de l’Agence qui s’articulent autour de trois composante notamment la mise en place d’une structure d’accueil, d’écoute, d’orientation et d’appui à la formation et à l’insertion professionnelle des jeunes, le développement d’un système d’information fiable sur le marché de l’emploi à travers la création au sein de l’Agence d’un observatoire sur l’emploi et la qualification et la réalisation d’activités de formation professionnelles des jeunes ou de formation complémentaire ou de reconversion des travailleurs en activité. 

L’Agence Nationale de l’Emploi et de la Formation Professionnelle va ainsi développer l’information sur l’emploi et les qualifications en direction des entreprises et des demandeurs d’emploi, apporter l’appui nécessaire à la promotion des micro- entreprises, notamment en mettant en œuvre des programmes de formations destinés à promouvoir l’esprit d’entreprise des jeunes et à les initier aux techniques de gestion et mettre en œuvre les programmes destinés à la satisfaction des besoins en main d’œuvre qualifiée. 

L’adoption de ce projet de Loi s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’Initiative Nationale pour le Développement Social et concoure à faciliter l’insertion des jeunes dans le monde du travail qui est un axe majeur de la lutte contre le chômage. 

MINISTERE DE L’INTERIEUR DE LA DECENTRALISATION

1) Projet de Loi fixant les conditions d’exercice des activités privées de surveillance et de gardiennage.
 

Le projet de Loi fixe les conditions de création et d’exercice ainsi que les régimes des  sanctions des activités privées de surveillance et de gardiennage.

Le projet de Loi vise à apporter une plus grande garantie dans l’exercice des activités privées de surveillance et de gardiennage relevant normalement des attributs de l’Etat qui l’exerce par ses organes avec la rigueur et dans le respect de la finalité du service public. 

Le projet de Loi introduit des mesures des sauvegardes par l’instauration des autorisations administratives pour l’exercice de ces activités et précise le champ d’intervention des personnes exerçant les activités de surveillance et de gardiennage qui doivent être confinée à l’intérieur des bâtiments ou dans la limite des lieux dont ils ont la garde. 

Le projet de Loi s’inscrit dans le cadre de l’amélioration de l’exercice des activités privées de surveillance et de gardiennage en conformité avec les exigences de la sécurité des personnes et des biens. 

MINISTERE DE LA SANTE

1) Projet de Décret portant Carte Sanitaire, Organisation et Fonctionnement du système de santé en application de la Loi n°48/AN/99 du 03 Juillet 1999.
 

Le projet de décret a pour objet la mise en place de la carte sanitaire, l’organisation et le fonctionnement du système de santé de notre pays.

Ainsi pour assurer à chaque citoyen un accès aux soins et à la prévention comparable dans tous le pays le gouvernement met en place une carte sanitaire des structures et des équipements qui divise le territoire national en secteur géographique desservis chacun par un poste de santé ou un centre de santé qui assure les soins de santé primaire et la distribution de médicaments reconnus essentiels.

La carte sanitaire du pays est ainsi composée des districts sanitaires de Djibouti, d’Arta, d’Ali-Sabieh, d’Obock et de Tadjourah chacun géré par une Direction Régionale de la Santé. 

Le projet de Décret précise également l’organisation du système en fonction des moyens de la structure sanitaire notamment le premier niveau qui est une structure ou à lieu le premier contact de la population avec le système de santé comprend les équipes mobiles, les postes de santé, les centres de santé communautaire et les centres de santé Intermédiaire, le second niveau correspond aux structures qui offrent en plus de prestations complémentaires de prose en charge hospitalières enfin le troisième niveau comprend les structures de références spécialisées notamment l’Hôpital Général Peltier, l’Hôpital de Balbala, l’Hôpital Paul Faure et la maternité Dar El Hanan. 

L’adoption de ce décret va permettre une extension de la couverture sanitaire à l’ensemble du territoire national au profit des populations résidents dans les zones reculées.

1) Projet d’Arrêté relatif à la transformation du Centre de Formation du Personnel de Santé en Institut Supérieur des Sciences de la Santé (ISSS).
 

Le projet d’arrêté a pour objet la transformation du Centre de Formation des Personnels de santé en Institut Supérieur des Sciences de la Santé qui est un établissement public doté d’une autonomie de gestion administrative et financière. 

Le projet d’arrêté définit l’organisation et le fonctionnement ainsi que les missions et attributions de l’Institut Supérieur des Sciences de la Santé destiné à fournir les structures de santé du pays de personnels qualifiés, capables de répondre aux besoins de développement du système national de santé.

Ainsi l’Institut Supérieur des Sciences de la Santé est chargé d’assurer la formation initiale diplomate de toutes les catégories du personnel paramédical et de délivrer diplômes d’Etat dans plusieurs spécialités.

Le projet d’arrêté précise également les différents diplômes délivrés et les conditions d’admission aux études précise menant aux diplômés.

L’adoption de cet arrêté  s’inscrit dans le cadre de l’amélioration de la qualité de soins par le développement des ressources humaines qui constitue la pierre angulaire de la réforme du système de santé. 

MINISTERE DE L’ENERGIE ET DES RESSOURCES NATURELLES

1) Projet portant modification des Tarifs de vente d’énergie électrique et des redevances Accessoires.
 

Le projet d’arrêté a pour objet la modification des tarifs de vente d’énergie électrique et de redevances accessoires de l’EDD en vigueur depuis Août 2005. Le projet d’arrêté prévoit un léger ajustement à la hausse des tarifs de ventes de l’énergie et des redevances accessoires afin de permettre à l’EDD d’adapter les tarifs au coût réel de production et de faire face à l’augmentation du prix des produits pétroliers. 

L’augmentation incessante du prix des produits pétroliers qui culmine actuellement à plus de 70 dollars américain le baril a conduit à alourdir les charges d’exploitation de l’EDD. Ainsi sans une modification des tarifs de vente de l’énergie, l’EDD ne pourra pas assurer la disponibilité de l’énergie à l’ensemble du pays. La nouvelle hausse des tarifs vise à équilibrer en partie les comptes de l’entreprise pour la poursuite de son exploitation.

Le gouvernement a programmé à moyen terme la réalisation de plusieurs projets notamment l’interconnexion des réseaux électriques djiboutiens et éthiopiens, la construction d’une centrale électrique de 200 Mégawatt, et la création d’une raffinerie afin d’améliorer la disponibilité de l’énergie et assurer une autosuffisance dans ce domaine.  

L’ensemble de ces moyens programmés par le gouvernement vise à réduire fortement le coût de l’énergie dans notre pays qui doit entraîner en 2009 une baisse des tarifs d’électricité. 

MINISTERE DE L’EMPLOI ET DE LA SOLIDARITE NATIONALE

1) Projet de Décret portant nomination.
 

M. Souleiman Moumin Robleh est nommé Directeur du Fonds d’Entretien Routier.
M. Abdi Absieh Warsama
est nommé Conseiller du Ministre de l’Emploi. 

Communication :

En fin de séance, le ministre des Affaires Etrangère et de la Coopération Internationale, M. Mahmoud Ali Youssouf a fait un compte rendu sur la participation de la délégation conduite par le Président de la République au 9ème Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine à ACCRA au Ghana du 27 juin au 31 juillet 2007 qui a eu pour thème Central « le Grand débat sur le gouvernement de l’Union » et à l’issue duquel la Déclaration d’Accra a été adoptée.

Il a fait également un compte rendu sur sa visite de travail à l’Etat du Qatar du 03 au 06 Juillet 2007 au cours de laquelle il a remis un message du Président la République à son Homologue l’Emir de l’Etat du Qatar. 

Le ministre de l’Emploi et de la solidarité Nationale, M. Houmed Mohamed Dini a fait un compte rendu de sa participation de la 96ème Conférence Internationale du Travail qui s’est tenue à Genève du 30 Mai au 15 Juin 2007 et portant la convention du travail dans la pêche, la promotion de l’entreprise durable, le renforcement des capacités de l’OIT et l’application des normes. 

Le ministre de la Jeunesse, des Sports, des Loisirs et du Tourisme M. Hassan Farah Miguil a présenté la déclaration de Djibouti de la Conférence Internationale africaine sur la Paix qui s’est tenue à Djibouti du 21 au 23 Juin 2007. 

Le ministre de la Santé M. Abdallah Abdillahi Miguil a présenté un rapport de mission de sa visite à Bujumbura/Kigali du 08 au 20 Juin dans le cadre des réunions de lutte contre le VIH/SIDA.
 

Djibouti participe à la conférence des Nations unies sur les PMA  
 

DJIBOUTI (ADI) – 10 Juillet 2007-  Vingt cinq des trente quatre délégations africaines présentes à la conférence des Nations unies sur les Pays les moins avancés (PMA), qui s'est ouverte lundi à Istanbul, en Turquie, sont conduites à un niveau ministériel, a constaté sur place l'envoyé spécial de la PANA.

Intitulée "Pour une mondialisation au bénéfice des PMA", la conférence entend «prévenir la marginalisation des pays pauvres en identifiant les moyens bilatéraux, régionaux et multilatéraux et en leur fournissant les équipements et les ressources pour adresser leur besoins».

S'exprimant au nom des PMA à l'ouverture de la rencontre, le ministre béninois des Affaires étrangères, Moussa Affolabi Okanla, a souligné que les pays pauvres n'ont pas tiré pleinement profit de la mondialisation.

"Vous conviendrez avec moi que ce n'est ni la volonté ni la détermination à mettre en oeuvre des mesures hardies, notamment dans le cadre des engagements établis par le Programme d'Actions de Bruxelles, qui nous font défaut", a-t-il assuré.
M. Okanla a insisté sur les principaux obstacles à l'intégration des PMA dans l'économie mondialisée, appelant les pays riches à plus d'attention et de solidarité.

"Je voudrai donc au nom des PMA, insister sur le fait qu'à l'heure de la mondialisation, un environnement économique plus favorable et l'appui de nos partenaires, sont essentiels pour nous aider à enrayer le déclin économique de nos pays", a dit le patron de la diplomatie béninoise.

Il a également souhaité que la conférence ministérielle d'Istanbul sur les PMA soit l'occasion "pour envisager de façon concrète les voies et moyens par lesquels nous pourrions passer (…) d'une approche de la réduction de la pauvreté axée sur la consommation et les taux de change à une approche axée sur la production et l'emploi".

"A cet égard, il faudrait s'attacher en priorité à recentrer l'aide sur les secteurs productifs et à la réalisation d'infrastructures économiques dans les PMA afin de créer des emplois", a ajouté M. Okanla.

Les participants ont entamé lundi après-midi des discussions thématiques portant sur "le commerce et les investissements", "les nouvelles technologies", "l'Agriculture" et "l'Energie".
Organisée par les Nations unies et le gouvernement turc, la conférence devrait s'achever mardi soir par l'adoption d'un texte dit "Déclaration ministérielle d'Istanbul".

Selon les critères précis déterminés par l’Onu, on compte 50 PMA : 35 en Afrique, 10 en Asie, 5 dans le Pacifique et un aux Antilles. Ils étaient 25 en 1971.

L’Afghanistan, l’Angola, le Bangladesh, le Burkina Faso, le Burundi, Djibouti, l’Erythrée, l’Ethiopie, la Gambie, la Guinée, le Soudan ou la Mauritanie figurent parmi ces pays.

 

27% des djiboutiens parleraient l’amharique, selon une enquête réalisée par l'Institut des langues du CERD  
 

DJIBOUTI (ADI) – 10 Juillet 2007-  Selon une enquête réalisée par l'Institut des langues du Centre d’Etudes et de Recherche de Djibouti (CERD), 27% des djiboutiens seulement parleraient l'amharique.

Une situation pour le moins paradoxale parce que cette même enquête révèle que l'amharique pourrait s'imposer à court terme comme langue véhiculaire à Djibouti "au détriment des autres langues nationales, l'afar et le somali".

Alors danger ? Pas vraiment à en croire le directeur de l'Institut des langues de Djibouti, M. Idris Youssouf Elmi.

"Il n'y a pas à proprement parler de danger. Mon intention n'est pas de soulever une polémique mais plutôt de décrire la situation telle qu'elle est, ainsi que son évolution prévisible", a-t-il souligné.

Auteur d’un article d’une vingtaine de pages intitulé "Dynamique des langues : l'amharique à Djibouti", le chercheur djiboutien estime que "les langues sont toutes une source d’enrichissement".

"Il ne s'agit pas de contrer l'amharique mais plutôt de mettre en place un cadre de coexistence", a-t-il fait remarqué.

Pour le directeur de l’institut des langues de Djibouti, la politique nationale en matière de langue a été jusque-là essentiellement symbolique pour des langues comme l'arabe, mais aussi l'afar ou le somali, qui sont restés presque cantonnées dans leur statut de langues vernaculaires.

"Les langues africaines en général connaissent ce destin mais les seuls moyens susceptibles de permettre à une langue de changer de statut sont, selon lui, la littérature, l'économie, le commerce et, bien sûr, un soutien politique". 

"L'Etat doit intervenir pour mettre en place une politique linguistique bien définie", a-t-il indiqué.

"Il doit aussi soutenir les langues nationales et contribuer à les faire sortir de leur statut, notamment par le biais de l'enseignement et de la mise en valeur de la production culturelle", selon le chercheur djiboutien

Somalie: nouvelles attaques à la grenade à Mogadiscio, 2 civils tués  
 

DJIBOUTI (ADI) – 10 Juillet 2007-  Deux civils somaliens ont été tués et cinq blessés mardi dans le principal marché de Mogadiscio, visé pour le deuxième jour consécutif par des attaques à la grenade, a-t-on appris auprès de témoins et de sources sécuritaires.

Lundi, trois personnes avaient été tuées dans ce même marché de Bakara. Mardi, "un commerçant a été tué quand les forces de l'ordre ont ouvert le feu après avoir été attaquées par des hommes inconnus armés de grenades", a déclaré à l'AFP un témoin, Abdullahi Jamaa. "Il a été tué sur le coup et deux personnes ont été blessées", a-t-il ajouté.

Un autre civil a été tué. "Nous avons entendu une forte explosion, et de la fumée a tournoyé partout", a déclaré Hussein Abakey, un témoin. "Quelqu'un a lancé une grenade dans la foule. Un civil a été tué et apparemment trois autres blessés", a-t-il précisé.

La situation est très tendue à Mogadiscio depuis la chute, il y a six mois, des tribunaux islamiques, qui contrôlaient notamment la capitale. Depuis, Mogadiscio est régulièrement le théâtre d'attaques menées par des insurgés.

Les représentants du gouvernement de transition, l'armée éthiopienne - qui soutient le gouvernement somalien - et les soldats de la force de paix africaine (Amisom) sont les principales cibles de ces attaques. Face à ces attaques, 3.000 policiers supplémentaires ont été déployés dans la ville la semaine dernière.

Ces renforts sont liés à l'ouverture, prévue dimanche, d'une conférence de réconciliation nationale devant rassembler 2.375 délégués. Le but de cette conférence, reportée à plusieurs reprises, est d'aider à ramener la paix dans un pays en guerre civile depuis 1991.

 


 

 

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