|
|
|
DJIBOUTI (ADI) – 03 Juillet 2007- Le chef de l’Etat, M.Ismail Omar Guelleh a regagné hier soir la capitale, au terme de sa participation aux travaux du 9eme sommet des chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres de l’union africaine qui se sont déroulés du 1er au 3 juillet à Accra, au Ghana.
Le Président Guelleh a été accueilli à sa descente d’avion, à l’Aéroport International d’Ambouli, par le Premier ministre, M.Dileita Mohamed Dileita, le président de l’assemblée nationale, M.Idriss Arnaoud Ali, les membres du gouvernement, ainsi que de nombreuses hautes personnalités civiles et militaires du pays.
Les discussions autour du projet de mise en place d’un gouvernement continental, lors du 9eme sommet de l’UA, ont laissé paraître au grand jour les divergences africaines.
Deux camps bien marqués se sont ainsi formés. D’un côté, le chef d’Etat libyen, principal partisan de cet idéal panafricain, soutenu par ses homologues gabonais Ondimba Omar Bongo et sénégalais Abdoulaye Wade.
De l’autre côté, il y a ceux qui jugent qu’il est trop tôt et qu’il y a trop de disparités entre les Etats membres pour réussir une intégration totale. L’Afrique du Sud, les Etats membres de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) et le Nigeria prônent, en effet, une intégration par étapes et un renforcement des communautés sous-régionales.
En Afrique de l’Est, la question n’a pas encore été tranchée, certains pays, comme l’Ethiopie, prônant un compromis qui permettrait à l’UA de ne pas imploser, mais assurerait aussi plus de pouvoir à la commission. "C’est toute l’ambiguïté du grand débat sur le gouvernement de l’Union, parce qu’aujourd’hui, bien qu’elle n’en ait pas le mandat, c’est la commission qui joue ce rôle de gouvernement africain, avec une grande visibilité, notamment sur la résolution des conflits", note un observateur occidental cité par l’AFP.
Pour Djibouti, "il faut adopter une approche plus pragmatique, réaliste et progressive des différentes étapes". Dans le processus de la marche vers un gouvernement continental, les pays africains doivent d’abord régler un certain nombre de problèmes, comme la prévention, la gestion et la résolution des conflits, le renforcement des communautés économiques régionales en vue de remplir dûment leurs missions et de promouvoir la bonne gouvernance politique et économique.
Quant à l’hôte du sommet et président en exercice de l’UA, le Ghanéen John Kufuor, il a joué la modération en déclarant : "La question de l’unification n’est pas mise en doute. Nous devrions être capables d’un accord sur la sorte de gouvernement que nous voulons et sur une Feuille de route avec des dates pour sa réalisation ». Il a également prôné un « renforcement de la Commission de l’UA".
Selon lui, "la bataille pour les Etats-Unis d’Afrique est la seule qui vaille pour notre génération, la seule capable d’apporter des réponses aux mille problèmes des populations africaines".
"C’est le projet fédéral que nous avons à terme en perspective », reconnaissant qu’il reste à définir « les pouvoirs et les moyens d’un exécutif continental plus fort", a-t-il indiqué.
Rappelons que l’idée de l’unité panafricaine n’est pas nouvelle et était déjà le souhait des pères des indépendances comme le Ghanéen Kwame N’Krumah ou le Sénégalais Léopold Sédar Senghor lorsqu’ils avaient créé en 1963 l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), l’ancêtre de l’UA.
|
|
|
| Le Premier ministre reçoit l’ambassadeur de France à Djibouti |
|
| |
DJIBOUTI (ADI) – 03 Juillet 2007- Le Premier ministre, M.Dileita Mohamed Dileita, a accordé mardi une audience au nouvel ambassadeur de France à Djibouti, M.Dominique Decherf.
Le diplomate français a, au cours de cette entrevue, fait part au Premier ministre djiboutien, de sa ferme volonté d’œuvrer pour le raffermissement des relations d’amitié et de coopération privilégiées que partagent les deux pays.
M. Decherf a également saisi cette opportunité pour exprimer, au nom de la France, ses meilleurs vœux de bonheur et de prospérité, au gouvernement et au peuple djiboutiens, à l’occasion de la célébration de 30ème anniversaire de l’indépendance nationale.
Notons que le nouvel ambassadeur de France à Djibouti a, à l’issue de sa rencontre avec le Premier ministre, rendu une visite similaire au président de l’Assemblée nationale, avec lequel il a notamment abordé les voies et moyens de renforcer le partenariat franco-djiboutien.
M. Dominique Decherf, qui a remplacé à ce poste M. Jean-Paul Angelier, a indiqué que ces visites s’inscrivent dans le cadre de ses premiers contacts avec les autorités djiboutiennes.
Agé de 58 ans, M. Decherf qui a fait toute sa carrière au Quai d’Orsay, a notamment été en poste en Angola, en Tanzanie, au Burkina, en Côte d’Ivoire et au Liberia.
Nommé ambassadeur de France au Rwanda en octobre 2002, il avait dû quitter Kigali en novembre 2006 après la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays.
|
|
|
| Somalie: attentat à la bombe contre un convoi de l'Amisom |
|
| |
DJIBOUTI (ADI) – 03 Juillet 2007- Un convoi ougandais de la force africaine de paix en Somalie (Amisom) a été visé mardi dans le sud de Mogadiscio par une attaque à la bombe qui n'a pas fait de blessés, a rapporté le contingent ougandais.
«Nos forces ont été visées aujourd'hui (mardi) près de l'aéroport: une bombe placée sur le bord de la route a explosé quand nos véhicules militaires sont passés près de l'aéroport», a déclaré à l'AFP le commandant ougandais J.K Mukase.
«Cette attaque visait directement nos forces mais aucun des soldats n'a été blessé, ils venaient de la ville et se dirigeaient vers leur camp quand ils ont été attaqués», a-t-il expliqué.
Un habitant et témoin de l'attentat, Kasim Mohamed, a confirmé à l'AFP cet incident: «J'ai vu de la fumée et du feu, et entendu une grosse explosion après que le convoi des forces ougandaises m'eut dépassé, c'était une bombe placée près de la route».
L'Ouganda est à ce jour le seul pays à avoir contribué à la force de paix de l'Union africaine en Somalie (Amisom), avec environ 1.500 soldats déployés depuis début mars à Mogadiscio.
À ce jour, la force de l'UÀ en Somalie a perdu au moins cinq soldats ougandais.
L'UÀ avait décidé le 19 janvier de déployer à terme 8.000 hommes en Somalie.
La situation est très tendue à Mogadiscio depuis la chute il y a six mois des tribunaux islamiques qui ont perdu les régions qu'ils contrôlaient.
Depuis, la capitale somalienne est régulièrement le théâtre d'attaques meurtrières, menées par des insurgés.
Les représentants du gouvernement de transition somalien, l'armée éthiopienne, qui soutient le gouvernement somalien, et les soldats de l'Amisom sont les principales cibles de ces attaques |
|
|
|
|
|
|
|